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L’un des aspects les plus intéressants et innovants du projet du Nouveau Musée est l’utilisation de la grande surface verte du jardin environnant.

Au-delà de la valeur esthétique de ces espaces, on a choisi d’en exploiter le pouvoir évocateur pour aborder le thème du rapport homme-nature. 

En effet, le jardin abrite de nombreux postes expérientiels où l’on peut connaître - en expérimentant - des thèmes tels que:
- la biodiversité urbaine, 
- la sociabilité chez les insectes et leur importance dans les écosystèmes, 
- la culture et la transformation du territoire au Néolithique, 
- les concepts de météo et de climat et l’instrumentation scientifique du calculateur météorologique,
- le concept de recyclage.

Jardin du Museo Friulano di Storia Naturale 
Horaires d’ouverture au public

Le jardin du Musée est accessible au public aux horaires suivants:
Lundi, mardi, jeudi 09:00-16:30
Mercredi, vendredi 09:00-12:30

Jardin du Musée
Au premier plan, on peut observer une partie du parterre de plantes aromatiques à côté du panneau thématique; à l'arrière-plan, on peut voir trois ruches en bois de différentes couleurs (orange, bleu, jaune)
Un spécimen de l'abeille domestique (Apis mellifera) occupée à butiner une fleur
Des ouvrières de l'abeille domestique sur un cadre de la ruche pédagogique située dans le jardin du Musée

- L’ABEILLE DOMESTIQUE

L'abeille domestique (Apis mellifera) est connue pour sa production de miel et d'autres produits, tels que la propolis et la cire. Elle vit en colonies organisées, avec une reine, des milliers d'ouvrières et, lors de la reproduction, quelques mâles (les faux-bourdons). La colonie peut être considérée comme un superorganisme, composé de milliers d'individus interdépendants. Les abeilles contribuent également à la biodiversité par leur rôle dans la pollinisation de nombreuses plantes. Les plantes aromatiques sont largement utilisées par les abeilles et les autres pollinisateurs. Beaucoup d'entre elles, comme le romarin, la sauge, la lavande, hélichryse ou le népète, n'ont pas seulement une fonction esthétique, mais avec leur floraison abondante et voyante, elles constituent également une source précieuse de nectar et de pollen. Même lors de la création de ces bordures, il a été choisi de combiner des plantes ornementales, comme certains cultivars de Nepeta et Salvia, avec des espèces naturellement présentes dans le bassin méditerranéen, comme le romarin ou le germandrée commune.

- LE BUG HÔTEL

Un bug hôtel a été installé dans le jardin du Musée. Un bug hôtel est un abri artificiel destiné à abriter les insectes et autres petits animaux.

Chaque matériau qu’il contient est colonisé par différents groupes d’espèces, ce qui en fait un habitat spécifique. Par exemple, les abeilles et les guêpes des espèces solitaires, également essentielles dans le processus de propagation du pollen floral, peuvent utiliser des pailles et du bois perforé pour le frai. Les zones les plus humides à proximité du sol peuvent être occupées par de petits animaux de la litière comme les isopodes, les diplopodes, les gastéropodes et d’autres.

S’il est suffisamment grand, le bug hôtel pourra également fournir un refuge précieux aux petits mammifères reptiles et amphibiens.

Le bug hôtel construit dans le jardin du Musée: un refuge et un lieu de nidification pour de nombreux animaux
Quelques spécimens d’isopodes, crustacés terrestres jouant un rôle actif dans la décomposition de la matière organique
Quelques spécimens d’abeilles sauvages du genre Osmia, occupés à construire leur nid à l’intérieur des tiges creuses disposées dans le bug hôtel
La station météorologique dans le jardin di Musée

- LA STATION MÉTÉOROLOGIQUE

La station météorologique présente dans le Musée permet d’échantillonner:
- température
- humidité
- pluviosité
- vent (direction, intensité)
- l’évapotranspiration
- rayonnement
- rayons UV

Toutes les données collectées, ainsi que des traitements et des simulations, sont disponibles sur cette page.

L’instrumentation utilisée est la base sur laquelle sont réalisés des ateliers didactiques spécifiques et des projets pour les écoles sur la météorologie et le climat.

- LE CHAMP NÉOLITHIQUE

Dans le jardin du Musée ont été réalisés de petites parcelles semées de grains anciens et de légumineuses indigènes d’espèces dont l’utilisation à des fins agricoles apparaît documentée dans les sites archéologiques du nord de l’Italie à partir du Néolithique (vers 5600/5500 av. J.-C.). Au cours d’ateliers spécifiques, les participants pourront expérimenter les différentes étapes de l’agriculture néolithique: du labour et des semis, à l’élimination des adventices, jusqu’à la moisson et au battage. Approfondissez avec l’archéobotanique Mauro Rottoli certains aspects de l’agriculture néolithique.

Champ de céréales cultivées selon les méthodes agricoles du Néolithique
Champ néolithique de lin (Linum usitatissimum) en pleine floraison
Céréales mûres dans un champ recréé selon les pratiques néolithiques
Vue de la prairie permanente aménagée dans le jardin du Musée, en période de floraison d’archéophytes
Œillet sanguin (Dianthus sanguineus), espèce illyrienne associée aux prairies sèches, également présente dans la ville d’Udine
Fleur de l’orchis morio (Anacamptis morio), orchidacée répandue dans les prairies sèches et les magredis

- LA PRAIRIE PERMANENTE

Dans la haute plaine frioulane et dans les zones morainiques, caractérisées par des sols caillouteux pauvres en nutriments, on peut former des prairies maigres, appelées justement maigres. Il y en a deux types fondamentaux: les maigres primitifs et les plus évolués. Les premiers se présentent comme des prairies discontinues, dans lesquelles on observe une végétation à physionomie steppique.

Les maigres évolués (prairies stables) ont plus de nutriments dans le sol et un gazon homogène et continu et se caractérisent par des fleurs voyantes et colorées. Ils comptent parmi les habitats les plus riches en espèces végétales et pour leur entretien, le fauchage et/ou le pâturage sont essentiels.

- LE MAGREDO PRIMITIF

Les magreds sont des formations végétales sèches typiques de la haute plaine frioulane. On peut en distinguer plusieurs types, allant des magreds évolués, riches en biomasse végétale avec un couvert herbacé continu, aux magreds primitifs, composés de coussinets et de taches de plantes s’étendant entre les pierres.
Dans les magreds primitifs, on peut observer de nombreuses espèces pionnières des lits de rivière, telles que les endémiques: centaurée jaune-rosée, euphorbe de Kerner et chou frioulan. Le camédrier alpin et l’”aubriète céleste” sont des espèces montagnardes pouvant descendre le long des lits fluviaux (phénomène de déalpinisation). Parmi la faune, l’un des symboles de ces milieux est le grand-duc migrateur qui niche sur les lits de galets en déposant au sol des œufs à coloration mimétique.

Aspect d’un magred primitif en nature
Centaurée jaune-rosée (Centaurea dichroanta)
Détail des opérations de pose du bloc de calcaire de plateforme dans le jardin du Musée: un ouvrier vérifie l’alignement du bloc, encore sanglé, sur la base au sol
Photo de détail des spécimens inclus dans le bloc de calcaire; la surface est en relief et irrégulière
Photo générale des opérations de pose du bloc de calcaire de plateforme dans le jardin du Musée: le bloc encore sanglé, le camion utilisé pour le transport et plusieurs ouvriers y sont représenté

- BLOC DE "CALCAIRE DE PLATEFORME"

Bloc de "Calcaire de plateforme" d'environ 2 tonnes retrouvé à Pradis (Préalpes carniques) lors de l'excavation des fondations d'une maison. Datant du Cénomanien (Crétacé supérieur, il y a environ 100 millions d'années), il présente plusieurs dizaines de spécimens de Chondrodonta joannae: certains présentent des formes légèrement différentes et sont rattachables aux morphotypes Pinna ostreaeformis et Chondrodonta delgadoi.

- LES NICHOIRS

Dans le jardin du Musée sont également présents quelques nids artificiels.
Un excellent moyen d’augmenter la biodiversité urbaine est d’utiliser des nids d’oiseaux et des abris pour chauves-souris. Ces structures, réalisées en bois, en ciment ou en d’autres matériaux, offrent un abri pendant la période de reproduction, assurant protection et isolation thermique dans la phase délicate d’élevage et de sevrage de la progéniture. 
Ils sont régulièrement utilisés par des espèces anthropophiles telles que la chauve-souris de Savi, l’axiol et diverses espèces de mésanges.

Un nichoir artificiel pour oiseaux installé dans le jardin du Musée
Une mésange charbonnière, passereau commun dans les milieux anthropisés, utilisant fréquemment les nichoirs artificiels
Un spécimen de vespertilion de Savi, espèce anthropophile préférant les zones boisées et occupant souvent les gîtes artificiels pour chauves-souris
Vue d’une haie entourant une formation forestière de plaine
Un spécimen de mulot sauvage dissimulé parmi les feuilles au sol d’une forêt de plaine

- LE MANTEAU (HAIE)

Les manteaux sont des formations contiguës à la forêt et constituent une sorte de ceinture qui le sépare des communautés herbacées environnantes. Souvent sur notre territoire, surtout en plaine, ils jouent fréquemment un rôle de zone tampon protectrice pour la forêt, car ils sont en contact direct avec des zones agricoles ou une végétation ruderale riche en espèces allochtones. Il s’agit en tout cas de communautés dynamiques qui tendraient à évoluer vers des formations arboricoles.

Ils revêtent une importance fondamentale pour la faune en fournissant protection, refuge et source d’approvisionnement (fruits et graines), en particulier pour l’avifaune, les petits mammifères et la faune mineure.

- VOUS FAITES LA DIFFÉRENCE !

Le tri sélectif est une pratique facile, qui peut vraiment faire la différence: lorsque nous recyclons, les matériaux sont convertis en nouveaux produits, ce qui limite la consommation de ressources naturelles.  Cela permet en effet de réduire considérablement les processus d’extraction de matières premières de l’environnement et peut réduire considérablement la quantité de déchets envoyés aux décharges et aux incinérateurs, en limitant les émissions de polluants. Le choix le plus durable commence par une réduction drastique de la production de déchets, en encourageant la réutilisation et la valorisation des matériaux et en limitant les déchets (par exemple dans les emballages) dans les phases de production industrielle. Le Musée favorise et encourage une moindre production de déchets et une collecte sélective correcte.

Graphique illustrant les différents types de déchets recyclables

Un scarabée lucanidé saproxylique (Dorcus parallelepipedus), également commun dans les environnements anthropiques et associé au bois en décomposition
Un spécimen de grenouille agile, un amphibien assez commun dans les environnements agricoles gérés de manière traditionnelle
Un champignon lignicole parasite qui pousse sur les souches et les troncs d'arbres

- BOIS MORT

Les arbres et les arbustes ont des cycles de vie beaucoup plus longs que les animaux, mais ils sont également destinés à des phases de sénescence, de dépérissement et de mort. Très souvent, en particulier dans les bois, le bois mort est retiré par les humains parce qu’il est perçu comme une sorte de déchet, un déchet à éliminer. Il est au contraire un élément précieux pour la biodiversité, et sa présence dans les écosystèmes forestiers augmente considérablement le nombre d’espèces présentes. Il y a beaucoup d’invertébrés (appelés saproxyliques) liés au bois mort, mais cette ressource est également fondamentale pour les amphibiens, reptiles, oiseaux et petits mammifères, qui y trouvent refuge, sites d’hibernation et possibilité de trouver des ressources alimentaires. Le bois mort est également un habitat important pour les champignons, les lichens, les mousses et diverses espèces végétales. Au niveau domestique, il est possible de recréer ces environnements avec de petites piles de bois, qui seront bientôt colonisées par différents animaux.

- RECONSTITUTION DU DEINONYCHUS

Un espace de la zone extérieure du Musée Frioulan d’Histoire Naturelle est consacré à la reconstitution du Deinonychus sp., un dinosaure théropode prédateur qui vivait en Amérique du Nord au Crétacé inférieur (il y a 100 à 140 millions d'années). Le nom de ce prédateur vient du grec et signifie littéralement “ongle terrible”, en référence à la puissante griffe de ses pattes arrière, utilisée pour saisir ses proies. Ce modèle en résine, récemment restauré par le Laboratorio Naturalistico Friulano, a été exposé à plusieurs reprises depuis l'exposition historique “Dinosaurs” du Musée en 1991. La reconstitution est placée à proximité d'un agréable parterre d'espèces ornementales herbacées et arbustives.

Image du modèle en résine de Deinonychus sp. (Photo de L. Laureati)
Détail de la tête de la reconstitution en résine de Deinonychus sp. (Photo de L. Laureati)
Détail de la patte arrière, on voit la puissante griffe utilisée pour chasser les proies (Photo de L. Dorigo)
Vue d'ensemble de l'espace extérieur du Musée dédié à l'Agenda 2030 (Photo de L. Laureati)

- L'ESPACE “AGENDA 2030”

L'Agenda 2030 est un plan d'action mondial des Nations unies, articulé en 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) et créé dans l'intention de lutter contre la pauvreté, les inégalités et le changement climatique en promouvant le développement durable à l’horizon 2030. Chaque pays est appelé à contribuer à la réalisation de ces objectifs. L’espace couvert du jardin du Musée a été consacré à l'Agenda 2030, afin d’y permettre à des experts internes et externes d’organiser des activités éducatives et de diffusion sur des sujets liés aux ODD. Le matériau utilisé pour l'installation provient de forêts gérées de manière responsable et sera recyclé à la fin de son utilisation.

- L'OASIS CLIMATIQUE

La municipalité d'Udine, grâce à un financement du Ministère de l'Environnement et de la Sécurité énergétique, a mis en place un réseau d'oasis climatiques dans le cadre d'un programme expérimental d'adaptation au changement climatique dans la ville. L'oasis créée à l'intérieur du Musée Frioulan d’Histoire Naturelle vise à sensibiliser les visiteurs au rôle fondamental des forêts dans l'équilibre du climat, par le biais de la régulation de l’humidité et de la température, ainsi que de la promotion de la biodiversité. Conçue par un expert en espaces verts, l'oasis combine des éléments esthétiques et didactiques, et comprend la plantation de plantes de sous-bois, espèces sauvages et cultivars.

Vue de l'oasis climatique créée sous les tilleuls, avec au premier plan le panneau d'information expliquant le projet et au second plan les sièges ergonomiques conçus ad hoc pour les visiteurs
À l'arrière-plan, on aperçoit la base d'un tilleul (Tilia sp.), avec autour, floues, des plantes de polystic à frondes soyeuses et de petite pervenche; au premier plan, on peut voir le panneau thématique sur les plantes de l'oasis climatique
Fleur de pervenche (Vinca Minor)

Via Cecilia Gradenigo Sabbadini
22-32, 33100 Udine
Comment se rendre au musée

0432 1273211
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